Depuis plusieurs années, déjà, le monde viticole est en effervescence. Fraudes, vins d'Algérie et fiscalité injuste agitent les esprits de Nîmes à Perpignan. |
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Certainement introduite dans le Midi par les Phéniciens, la vigne s'étend des Cévennes à la Méditerranée, occupant plaines et garrigues. C'était un vignoble réputé, apprécié entre autres par Rabelais et la cour des rois de France. Son histoire, jalonnée de crises, connaît un nouveau développement à partir de 1853, par l'extension du réseau Ferroviaire. | |||||
Maladies | |||||
L'arrivée de maladies jusque là inconnues assombrit le tableau :
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Des portes-greffes provenant des vignes américaines seront la solution au phylloxera. Le vignoble est reconstitué avec l'aide d'une main-d'oeuvre nombreuse et peu payée. On replante partout. Le mildiou, parasite originaire d'Amérique, attaque les vignes. La bouillie bordelaise sauve la viticulture du désastre en 1885. |
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Signes avant-coureurs La vigne s'étend alors des collines de l'arrière-pays au littoral. On assiste à un enrichissement spectaculaire, casinos et maisons de tolérance s'ouvrent dans de nombreuses petites villes. Le prix du vin se met à baisser :
En pleine expansion, le vin du Midi se trouve en surproduction en partie due aux importations de vins algériens, à la concurrence du cidre et de la bière, et à la production croissante de vins artificiels et frelatés. Une réponse aux problèmes viticoles est l'association des viticulteurs en coopératives, partageant de cette manière les coûts de production et renforçant la force de vente. C'est ainsi que voit le jour la lère cave coopérative à Maraussan en 1901. Des signes annonciateurs de crise pointent à Sérièges en 1906, où des ouvriers agricoles se mettent en grève épaulés par leurs familles et la population. La troupe est prête à intervenir.
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